LE LIVRE DU MOIS DE JANVIER 2007

Éditions de l'Olivier

Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les sols, les corps de métier défilent....

Les retards de chantier, les devis et factures exorbitants, la mauvaise foi des ouvriers, les intempéries et bien d'autres drames encore. Mais toutes ces situations sont crédibles, et toute personne réalisant des travaux s'est trouvée ou se trouvera confrontée à au moins une - avec de la chance - de ces situations.

Ce "livre-témoignage" est plein d'humour, plein de vie. On plaint ce pauvre Monsieur Tanner à chaque nouvelle arrivée d'ouvrier. Que va-t-il encore se passer ? Quelle mauvaise farce va-t-on lui jouer ? On compatit et cet ouvrage n'aide pas à changer nos préjugés sur les gens du bâtiment. Mais heureusement pour eux, quelques-uns se distinguent : les réglos, les efficaces, les pointilleux enfin, LE réglo, L'efficace et LE pointilleux... parce qu'ils ne sont pas très nombreux....

Pour découvrir Jean-Paul Dubois, cliquez sur la photo


Au pays des Maçons de la Creuse, j'ai moi-même été confronté à une entreprise de maçonnerie... Artisan toujours absent de son chantier et injoignable, ouvriers non qualifiés livrés à eux mêmes...
Le webmestre

Mes galères en vrac :
Alignement "précis" de la construction sur le grillage du poulailler du voisin, parpaings montés "à l'oeil" sans cordeau, niveau, ni fil à plomb, erreurs d'implantations des ouvertures, non respect des règles de l'art...
Les enduits devaient selon les dires de l'artisan "cacher la misère". Le résultat est décevant.

Mon erreur aura été de ne pas stopper le chantier lorsque les murs partaient de travers. J'ai essayé d'intervenir pour rectifier le tir, sans résultat. "Comment ? un particulier qui "ose" critiquer notre travail à nous, les pros !"

Le fil à plomb : Je leur faisais remarquer que leur patron aurait pu économiser de la ficelle sur le fil à plomb. En effet, celui-ci était appliqué systématiquement sur le parpaing en cours de pose jamais au pied du mur ! - C'est pourtant là qu'on voit le maçon...-

Les plans, le cordeau, le niveau : Gadgets peu ou mal utilisés, le coup d'oeil "exercé" faisait l'affaire. Et puis "quand les murs seront finis, ça se verra pas "

Les ouvertures : Deux portes se sont retrouvées rapprochées de 2,40 m par rapport au plan.

Le chantier aura traîné pendant un an et demi. Un expert a rendu un rapport accablant que l'artisan n'a pas contesté. A titre de dédommagement, la facture a été allégée...

Pour conclure, je dirai comme Jean-Paul DUBOIS, que tous ne sont pas comme cela. Par exemple le charpentier-couvreur qui a réalisé une charpente traditionnelle magnifique en rattrapant des faux-niveaux de plus de 15 cm, l'électricien qui lui aussi a très bien travaillé.

Au "Pays des Maçons" on trouve d'excellents artisans, mais ceux là croulent sous le travail, et annoncent des délais de plus de deux ans !

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